Mobilisation pour la défense du Petit Parc.
Vous trouverez ci dessous le courrier que nous avoins envoyé aux élu(e)s et aux candidat(e)s de même couleur politique que la municipalité de Quimper aux élections régionales de mars prochain :
Madame, Monsieur,
Vous n’êtes pas sans savoir la volonté du maire de Quimper, M.Poignant (PS), et de son adjointe Mme Cariou (KEG) de fermer trois écoles sous prétexte de renforcer le service public en consolidant les groupes scolaires alentours.
Cette volonté municipale est particulièrement surprenante pour l’école du Petit Parc puisqu’elle ne rencontre aucun problème d’effectif, au contraire. Ses deux classes accueillent à ce jour 54 élèves, en double niveau. Déjà 52 enfants sont prévus à ce jour pour la rentrée prochaine confirmant sa bonne santé depuis 15 ans. On ne sait non plus dans quelles mesures cette décision renforcerait les autres structures scolaires.
Ce projet municipal porte un coup supplémentaire à la scolarisation des enfants de moins de trois ans. En effet, de nombreux rapports indiquent que les petites structures scolaires sont propices à l’accueil et la scolarisation des élèves de 2-3 ans. Nombre de parents abandonnent leur volonté d’inscrire leurs enfants à l’école avant 3 ans si la structure leur semble trop grande, si les classes sont chargées. Ce n’est pas sans conséquence pour toute municipalité attachée aux principes de laïcité et de développement de la petite enfance. Les jeunes enfants « encombrent » les crèches, les familles s'orientent vers les écoles privées (nombreuses à Quimper) qui proposent de plus en plus un accueil adapté.
Fait nouveau à Quimper, la municipalité socialiste devance les décisions de l’Inspection Académique et la volonté du rectorat de passer de 60% d’enfants de moins de trois scolarisés à 35% (selon le rectorat).
Ce n’est tout simplement pas admissible.
La mairie de Quimper indique rencontrer des difficultés dans la gestion des effectifs scolaires sur l’ensemble de son territoire. Dans le même temps, la municipalité affiche sa volonté de ne pas instaurer un périmètre scolaire, faisant ainsi planer le doute sur la domiciliation de la famille Petit Parc au regard de l’école. Belle hypocrisie ! L'absence de carte scolaire sur la ville ne tient pas sur le « plateau d'Ergué Armel » : l'étude pour la mise en place du pédibus a montré que 85% des enfants étaient du quartier (ce que montrerait également une rapide exploitation de la base-élève par les services municipaux !).
Sur la méthode, contrairement à ce qu’ont annoncé M. Poignant et Mme Cariou, à aucun moment les parents, les enseignants et les conseils de quartier n’ont été consultés avant l’annonce de la décision. La concertation s’est faite seulement entre l’Inspection Académique, les services de mairie et les élus de la majorité municipale sans prendre en compte la réalité du terrain. L’Agenda 21 prôné par la mairie et la Région a été totalement éludé.
Pire, le projet présenté le 9 décembre aux parents est calqué sur le schéma aujourd’hui habituel, trop souvent constaté ces derniers temps : les élus proposent d’eux-mêmes la fermeture d’école contre l’ouverture d’une crèche ! Finalement c'est bien de cela dont il s'agit : la municipalité sacrifie une école en très bonne santé pour déplacer une crèche déjà existante et ainsi récupérer des locaux à moindres frais. Quel mépris !
Devant les faiblesses de ce projet (non budgétisé, vague, sans concertation et sans avoir exploré d'autres pistes) nous demandons un réel calendrier.
Aujourd’hui nous faisons appel à vous afin que vous affirmiez la nécessité absolue pour la Région Bretagne de préserver et d’étendre les petites structures scolaires contre les regroupements, qui existent depuis 50 ans, et n’ont toujours pas prouvé leur efficacité et plus particulièrement sur la ville de Quimper. Déjà certaines villes, Marseille, Montpellier, Lyon font marche arrière. Des pays européens également, comme l'Allemagne ou les Pays Bas. La Région doit être un bastion contre la politique gouvernementale et ne saurait être complice de la casse de l'école publique et de proximité.
Pour travailler sereinement et profiter de la phase de concertation annoncée par la mairie, nous demandons un moratoire officiel et des garanties sur la rentrée 2010/2011 : le maintien de l’école maternelle du petit parc dans la même configuration.
Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et ne doutant pas de votre engagement pour un enseignement primaire public de qualité, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.
Le Comité d’Action de l’Ecole du Petit Parc
Membre du Collectif National de Défense de l’Ecole Publique de Proximité